Sylvain Camos
L’œil du photographe, le métier de l’événementiel
Sylvain Camos, fondateur d’EMA Events à Dijon, revient sur ses débuts de photographe, la création de l’agence en 1993 et les crises traversées. Il raconte un métier où la créativité et les rencontres restent essentielles.

Trop Humain · Épisode 5
Écouter Sylvain Camos
De la photographie à EMA Events, Sylvain Camos raconte les crises de 2001 et du Covid, la différence entre prestation et production, et l’IA comme appui à la créativité humaine.
Aujourd'hui, l'IA, c'est un outil au service de l'humain qui est extraordinaire.
Sylvain Camos
Observer avant de mettre en scène
Sylvain Camos commence la photographie à 17 ans. Mariage, mode, gastronomie, décoration et presse : cette première vie professionnelle lui apprend à regarder les lieux, les personnes et les détails avant de construire une mise en scène.
Cet œil de photographe accompagne ensuite son travail dans l’événementiel. Il décrit une manière de concevoir les projets en partant d’une situation et d’une intention, puis en imaginant un univers propre à chaque dossier. L’observation précède la création.
EMA, née en 1993
EMA signifiait à l’origine Événement Marketing Action. Sylvain raconte la naissance de l’entreprise à une époque où le mot événementiel est encore peu familier au grand public. Autodidacte, il construit son activité par la prise de risque et les rencontres, jusqu’à travailler au-delà de Dijon.
Il revient également sur la panthère noire ailée qui représente l’agence, inspirée de Bagheera et de l’éphémère. Cette identité renvoie à un métier souvent exercé dans l’ombre : préparer longtemps un moment visible quelques heures ou quelques jours, puis démonter ce qui vient d’être créé.
Le choc de 2001, le redressement et le Covid
Après les attentats de 2001, EMA perd une partie de son activité liée aux centres commerciaux. Sylvain raconte le redressement judiciaire, les dettes et le regard des autres. Il revient sur la nécessité de comprendre les raisons d’un échec pour pouvoir reconstruire son entreprise.
La crise du Covid frappe ensuite une activité fondée sur le rassemblement. Sylvain décrit dix-huit mois d’arrêt quasi total, les annulations et l’incertitude pour les équipes. Il défend la présence, la convivialité et les liens réels qui font l’événement, même lorsque les outils numériques prennent davantage de place.
Être prestataire ou porter sa propre production
Campagnes présidentielles, conventions, événements sportifs, Cité internationale de la gastronomie et du vin, Altaïa à Dijon, marchés de Noël ou festival de musique à Courchevel : les projets évoqués dans l’entretien montrent la diversité du travail d’EMA.
Sylvain distingue la réponse à un cahier des charges et la production d’un événement porté par l’agence. Dans ce second cas, il faut investir, prendre un risque financier et construire le projet de bout en bout. La responsabilité change, comme la liberté de création.
Renouveler les idées, garder l’intention humaine
Pour Sylvain, la créativité est l’épine dorsale de l’événementiel. Les clients qui reviennent chaque année attendent de nouvelles propositions. L’agence doit donc réinventer les formes et les mises en scène en conservant le sens du projet.
EMA utilise l’IA pour brainstormer, produire des rendus et préparer certains travaux. Sylvain y voit un compagnon de performance au service de la compétence humaine. Celui qui formule la demande, choisit une direction et garde l’intention du projet reste responsable de ce que l’outil produit.
Apprendre des rencontres et de l’expérience
L’entretien prolonge ces questions par un regard sur l’éducation, l’intelligence et l’expérience. Sylvain parle de curiosité, de mouvement et de la place de l’échec dans l’apprentissage d’un métier et dans la vie d’une entreprise.
Ses souvenirs de photographe, ses productions et les crises traversées ramènent la conversation aux personnes avec lesquelles un projet se construit. Ce goût des rencontres reste présent dans sa manière d’entreprendre et dans son approche des nouveaux outils.
La suite se construit aussi avec…
Des expertises qui se complètent, selon ce dont vous avez besoin.



Et si on avançait
ensemble ?
Un projet, une question, une idée qui vous travaille. Parlons-en.


