Julie Boucon
De Holy Owly à Bizness Match
Julie Boucon, cofondatrice de Holy Owly et créatrice de Bizness Match, raconte son parcours du luxe à l’EdTech, la vente de son application et ses usages quotidiens de l’IA pour entreprendre.

Trop Humain · Épisode 3
Écouter Julie Boucon
Du luxe à Holy Owly, puis à Bizness Match : Julie Boucon parle de la vente de son application, de solitude entrepreneuriale, de rencontres entre dirigeants et de l’IA comme deuxième cerveau.
S'écouter soi, et si la conviction est là, faut y aller.
Julie Boucon
Du luxe à l’apprentissage des langues
Originaire de Besançon, Julie Boucon a travaillé chez LVMH et L’Oréal dans des fonctions commerciales avant de revenir en région comme responsable grands comptes dans la haute horlogerie. Elle repère alors des besoins de digitalisation, notamment dans la formation des équipes terrain.
En 2015, elle cofonde Holy Owly avec sa sœur, revenue d’expatriation en Chine avec l’idée d’une application d’apprentissage des langues pour les enfants. Toutes deux quittent leur emploi, dans l’horlogerie et chez General Electric, pour travailler sur ce projet éducatif.
Concevoir Holy Owly, lever des fonds, puis vendre
Julie revient sur les premières années de recherche et développement, sur les essais pédagogiques et sur la difficulté de construire une technologie que l’équipe maîtrise. La levée de fonds de 2019 permet de recruter des compétences internes et de reprendre ce travail technique.
Pendant le Covid, l’équipe développe un nouveau produit et rencontre de nouveaux usages. Julie raconte aussi la mise en avant de l’application par Apple en Europe. Fin 2022, dans un contexte de financement plus difficile, les cofondatrices examinent deux offres de rachat et choisissent un groupe suédois. L’entretien aborde les décisions et les négociations qui accompagnent cette sortie.
L’IA comme deuxième cerveau
Julie utilise ChatGPT pour structurer ses idées, accélérer ses recherches et préparer ses projets. Elle décrit un outil adapté à sa manière de penser, alimenté notamment par les condensés de réunions enregistrées. La formulation des demandes et les essais successifs comptent autant que l’accès à l’outil.
Elle prend l’exemple de B Magic, son projet textile, pour expliquer comment l’IA l’aide à préparer des modèles, des fiches techniques et une recherche de fournisseurs. Lorsqu’elle dit avoir monté cette boîte juste avec l’IA, elle décrit son expérience personnelle de préparation du projet. L’échange permet de comprendre les tâches auxquelles elle applique ces outils et la façon dont elle teste ses idées.
Bizness Match : créer un cercle de confiance
Lancé en septembre 2024, Bizness Match réunit des dirigeants d’ETI, de PME et de start-ups. Julie présente des rencontres mensuelles le jeudi midi, avec des déjeuners placés, des interventions de chefs d’entreprise ou de conférenciers et des temps de discussion. Le matching doit aider les membres à rencontrer des interlocuteurs avec lesquels une relation peut se construire.
La sélection tient aussi compte des métiers représentés. Julie explique limiter certaines professions, comme les avocats, les banques ou les assureurs, pour préserver l’équilibre des échanges. Elle répond ainsi à la solitude du dirigeant et au besoin d’une communauté où l’on puisse parler de son activité sans réduire chaque rencontre à une démarche commerciale.
Une communauté prolongée par le numérique
Au moment de l’entretien, Julie présente un projet de plateforme pour géolocaliser les membres, repérer des complémentarités et publier des appels à projets. Elle évoque aussi ses perspectives de développement à Dijon, puis éventuellement à Lyon.
Ces idées prolongent le fonctionnement du club : faciliter les mises en relation entre les rendez-vous et permettre aux membres d’identifier des besoins communs. Julie poursuit en parallèle son accompagnement d’entreprises sur la communication, les relations presse et la transformation.
Écouter sa conviction et accepter de tester
L’éducation avec Holy Owly, le textile avec B Magic et la communauté avec Bizness Match sont des manières différentes, pour Julie, de chercher un impact. Elle partage aussi les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneuses dans la tech et dans la recherche de financement.
Son conseil consiste à écouter sa conviction sans se laisser détourner par les réactions de son entourage, mais aussi à tester une idée et à reconnaître un mauvais timing. Cette liberté d’essayer revient tout au long de son récit.
La suite se construit aussi avec…
Des expertises qui se complètent, selon ce dont vous avez besoin.



Et si on avançait
ensemble ?
Un projet, une question, une idée qui vous travaille. Parlons-en.


